Kapital New York City ------ Label: Universal (France) ---- BUY IT HERE: tower records - -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -
Inform3r - Random Jazz
Hong Kong Counterfeit - Metal Disco Beat

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release notes:	
Kapital - New York city inaugure une série de compilations 
consacrées à la scène underground et électronique d'une grande 
ville du monde. Les groupes ou artistes ici sélectionnés ne 
sont pas pour autant tous new-yorkais (Adult est de Détroit, 
Green Velvet de Chicago, The Kitbuilders de Cologne...), mais 
sont représentatifs de la Grosse Pomme, lieu de tous les métissages,
de toutes les réunions et expérimentations possibles et imaginables. 
Sorti chez Universal France, "Kapital - New York city" est un 
véritable ovni musical à la playlist quasi irréprochable 
(à l'exception du Dvd contenant un reportage sur New-York 
anecdotique voire emmerdant). De nombreux styles sont abordés, 
des groupes peu connus mis en valeur, le tout dans une ouverture 
d'esprit rare. Plus de la moitié de la compilation est constituée 
de productions électro en lignée directe de Kraftwerk et Giorgio 
Moroder. Les féministes ou pseudo-punks sont dignement représentés 
par Le Tigre (cf la chronique de Luz dans Sefronia), Peaches and 
Gonzales (mari et femme) et Sylvester Boy (recrue masculine des 
excitées Chicks on Speed). Ils (et elles) allient une électro 
plus ou moins explicite à des discours on ne peut plus clairs 
portant tantôt sur la reconnaissance des gays ou la lutte contre 
le sacro-saint capital. A côté, les chiennes de garde font figure 
de toutous dociles (si je puis me permettre mesdames...). Le côté 
glamour et rétro (kitsch) dont la visibilité est maintenant maximale 
(depuis Miss Kittin & The Hacker notamment) ne squatte pas, 
heureusement, la quasi intégralité de la compile. On passera rapidement 
en revue le clone de Visage (Inform3r), la barbie sexy version vinyle 
(Katya d'Hong Kong Counterfeit), le martien Green Velvet et les 
performances/provocs de Fischerspooner ("Emerge") pour s'éclater 
sur la réinterprétation électro-sexy du "I was made for loving you" 
de Kiss par Queen of Japan. Toutes ces formations redynamisent la scène 
et dérouilleront les jambes des plus endurcis du dance-floor. Au niveau 
des découvertes, on élargit le champ du downtempo à une scène new-
yorkaise fraîche qui le nourrit d'influences nouvelles (The Merkin 
Dream séduira les fans du lo-fi à la Yo-La Tengo) voire de productions 
délicates à la Thievery Corporation (Lypid remixé par Fila Brazillia). 
On se réconcilie avec le hip-hop, enrichi désormais de sonorités plus 
sombres et industrielles (Cannibal Ox, Techno Animal feat. Toastie Taylor). 
On redécouvre que c'est dans les bonnes vieilles casseroles qu'on fait les 
meilleures tambouilles (TRS-80, du nom d'une machine ancêtre du PC). Enfin, 
on imagine ce que pourrait être une électro hésitant entre Suicide et Juan 
Atkins (A.R.E. Weapons et Adult). Les ancêtres sont également présents 
puisqu'on retrouve avec bonheur la disco des quatre surs d'ESG, les collages 
sonores de Meat Beat Manifesto et la new wave de Tuxedomoon remixée par Hans 
Platzgumer (membre de Queen of Japan). L'horizon est total dès lors qu'on 
mentionne la présence de l'electronica berlinoise de To Roccoco Rot, des 
expérimentations déjantées de Khan ou de la house-disco de Playgroup (alias 
Trevor Jackson, patron du label Output et remixeur talentueux). Un menu fort 
chargé et aux coudées larges qui ravira aussi bien les amateurs de découvertes 
sonores que les vieux briscards de la cold wave et de l'indus. Le site associé 
reprend les parcours des artistes et donne des adresses intéressantes à New York. 
Vivement les prochains volumes consacrés à Berlin, Paris, Londres et Tokyo !

by:Martin Dekeyser © Sefronia 
16.02.2002